Les histoires des prophètes ne sont pas des chroniques. Ce sont des figures d'un seul cheminement, écrites pour qui doit le parcourir — un code, et non des annales. لَقَدْ كَانَ فِى قَصَصِهِمْ عِبْرَةٌ لِّأُو۟لِى ٱلْأَلْبَٰبِ Il y a dans leurs récits une ʿibra pour les doués d'entendement — et ce n'est pas un propos forgé. عِبْرَة, de la racine ع-ب-ر : traverser, passer d'une rive à l'autre. C'est celle du mot ʿibrī, l'Hébreu — celui qui a traversé. Une ʿibra n'est pas une leçon qu'on retient : c'est ce par quoi on passe. Et du récit de Yūsuf, le texte dit : il y a là des āyāt pour ceux qui interrogent. Non une histoire — des signes, et pour ceux qui interrogent, non pour ceux qui lisent. La fonction est même donnée en clair : tout ce que Nous te racontons des nouvelles des messagers, c'est ce par…
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