Face aux armées lancées contre lui, il ne s'essouffle pas. Il esquive, il déjoue les causes sans effort apparent. Ce n'est pas de la chance : les efforts, il les a déjà faits pendant son cheminement, pendant le zuhour, où il a été préparé. Ce qui lui reste maintenant, c'est l'anticipation : il est le dribbleur de la pensée profonde. Il vainc son ennemi sans le combattre. Et voici le retournement. On croirait que vaincre les shayatine leur prouverait qui il est. C'est l'inverse : le fait qu'il déjoue leurs plans les persuade que ce n'est pas lui. Quand ils le voient ne pas tomber dans le piège, ils ne voient pas un homme habile — ils voient quelqu'un de maladroit, qui fait n'importe quoi, à qui on ne comprend rien. On lui tend ceci, on lui tend cela, il fait n'importe quoi, et l'on n'a rien compris à lui.…
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