Le corpus › L'adversaire
L'adversaire
Face aux armées lancées contre lui, il ne s'essouffle pas. Il esquive, il déjoue les causes sans effort apparent. Ce n'est pas de la chance : les efforts, il les a déjà faits pendant son cheminement, pendant le zuhour, où il a été préparé. Ce qui lui reste maintenant, c'est l'anticipation — « le dribbleur de la pensée profonde ». Il vainc son ennemi sans le combattre. Et voici le retournement. On croirait que vaincre les shayatine leur prouverait qui il est. C'est l'inverse : le fait qu'il déjoue leurs plans les persuade que ce n'est pas lui. Quand ils le voient ne pas tomber dans le piège, ils ne voient pas un homme habile — ils voient quelqu'un de maladroit, qui fait n'importe quoi, à qui on ne comprend rien. « On lui tend ceci, on lui tend cela, il fait n'importe quoi, on n'a rien compris à lui.…
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Quatre cent soixante-dix-neuf fiches, tirées des relevés et des ouvrages, sur ce qu'on dit de lui — et sur ce qu'on n'en dit pas.
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