Le corpus › L'enfance et les origines
Dans le portrait qu'Ibn Arabi trace de lui, deux vers disent sa faute — et ils la disent avec une douceur qui surprend. « Il dort sur un repentir — et son repentir fond au soleil du jour. » « Et son péché est léger. » Il se repent le soir ; le lendemain, ce repentir a fondu comme neige au soleil, et tout est à refaire. Ce n'est donc ni un grand péché ni une obstination : c'est la faute ordinaire d'un homme ordinaire, recommencée, et regrettée chaque fois. Beaucoup croient qu'il n'est pas un être humain — qu'il ne se trompera jamais, qu'il est depuis sa naissance parfaitement observant, qu'il a des prodiges, qu'il voit les anges, qu'il connaît l'invisible. Ceux qui le croient se trompent : ils ne savent…
La suite de cette fiche est dans le corpus.
624 fiches, tirées des relevés et des ouvrages, sur ce qu'on dit de lui — et sur ce qu'on n'en dit pas.
Accéder au corpus →